Detachment

 

Posons nous d'abord les bonnes questions. 

A qui sommes nous réellement attachés? Jusqu'où nos liens vont ils? Alors on pense à notre famille, d'accord, certains diront "Ma famille passe avant tout" d'autres répondront "Ouais... Enfin moi je considère que je n'ai pas de famille". Aussi triste que cela puisse paraitre, certains se créent une famille, au travail ("On est comme une grande famille!"), entre amis ("Tu es le frère que je n'ai jamais eu") et parfois il suffit d'une petite attention d'autrui pour l'inclure dans sa case "famille". 

L'attachement n'est pas seulement assimilé à la famille évidemment. Il touche aussi les amitiés et le travail on l'a dit, l'amour parfois. L'attachement finalement c'est la rencontre. Et qui dit attachement, dit détachement. 

Dans le film Detachment, nous sommes plongés dans un milieu professionnel où l'attachement et le détachement ne font qu'exister et se répéter, d'année en année : L'enseignement. Les professeurs ne bougent pas, enseignent toujours la même matière, pour le même niveau, les cours sont les mêmes, l'établissement aussi, la déco de la classe reste souvent figée également... ce qui change vraiment, ce sont les élèves, l'auditoire auquel ils doivent faire face, faire cours et auquel ils doivent partager leurs savoirs. Ils doivent tous les ans créer un contact, prouver leurs capacités, installer une entente, se présenter et surtout accepter la sélection de cet échantillon d'adolescence. Et oui, être professeur, c'est un métier qui se choisit. 

Dans le film, le niveau scolaire de l'école est au plus bas, les étudiants sont issus de milieux défavorisés, ne s'intéressent à rien et surtout pas aux cours et au respect. On nous présente alors des élèves vulgaires, insolents, cancres, racailleux et surtout mal dans leur peau. Adrien Brody dans ce film c'est un peu Joséphine l'ange gardien. Il a un profil qui correspond à cette comparaison: Il n'est pas très beau, pas très riche, pas très bavard et remplaçant (comprenez ma comparaison : Je ne suis que de passage, je vais tout arranger). Il est professeur d'anglais, donc cultivé, bercé par la philosophie et la sagesse. Le film commence lors de son arrivée dans l'école et évidemment, se termine lors de son départ (schéma du dessin animé). 

Ce film ne serait-il pas une presque-copie d'Entre les murs? Quoi qu'il en soit, Adrien Brody, le remplaçant rêvé intervient dans une classe d'ados où le respect n'existe pas. Il réussit (évidemment) à imposer ses lois, à instaurer un calme et une attention magistrale lors de ses cours, bref Super-héros, alors que les autres professeurs ou conseillers sont au bord de la déprime, certains sont même déjà passés du côté obscur. 

La vie d'Henry Barthes (Adrien Brody)  se résume à la tristesse, à la nostalgie et à la solitude. Voilà les thèmes abordés dans ce film. Autant vous dire qu'en sortant, on ne pète pas la forme, mais alors pas du tout. Henry Barthes est incapable d'apprécier les choses, de rester stable dans sa vie, d'où le fait qu'il ne soit que remplaçant et refuse les postes fixes, d'où le fait qu'il soit heureux avec Erica mais qu'il la vire quand même, en somme Henry Barthes est dépressif à cause de son enfance et donc depuis son enfance. 

 

Un film sur l'homme le plus triste du monde, dans une école où les adultes sont en train de craquer, où les élèves insultent tout le monde et sont tellement idiots qu'ils ne réalisent pas leur chance ( classique ), tentant, isn't it ?

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