Le discours d'un roi

3/5

 

Le premier film, réalisé par les frères Lumière - je ne vous apprends rien - date de 1895 et dure 6 minutes et 34 secondes. Plus tard, quand le cinéma était bien installé, les films avaient tendance à garder, relativement, la même longueur : Tout sur ma mère de Pedro Almodovar dure 101 minutes. Gran Torino de Clint Eastwood dure 116 minutes. Bref, la plupart des films avaient comme durée habituelle, une centaine de minutes, parfois légèrement dépassée, mais rien de grave parce que si on dépassait, c'était vraiment parce que les scènes en plus étaient trop importantes pour être supprimées; et les réalisateurs devaient se justifier de cette longueur.

J'en arrive au fait. Ces derniers temps, je remarque que les films sont vraiment longs (pour rien). Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet : 2h34; Inception : 2h28; Les Chemins De La Liberté : 2h14 et enfin Le Discours d'un Roi : 1h58 (Allez on arrondit à 2h pour que mon article reste cohérent).

 

Maintenant, que les films durent 2h ou plus, c'est normal. Sauf que bon ... Comme c'est devenu normal, les réalisateurs ont l'air de vouloir rallonger les scènes pour respecter un espace temps. Mais on s'ennuie pendant ces scènes là, c'est insister. 

J'utilise Le Discours d'un Roi pour le dire, mais ceux qui vont souvent au cinéma ont sûrement remarquer cela. 

 

Bref ... Ce film historique retrace : le passage d'un roi à un autre en Angleterre, la montée au pouvoir d'Hitler et son occupation en Europe, la dureté de l'éducation royale et ... un handicap considérable. Le futur roi, est incapable de parler sans bégayer. Il voit de nombreux médecins aux nombreuses techniques, mais en vain. Jusqu'à ce qu'il rencontre M.Logue ... 

 

Non politiquement on n'apprend rien, oui historiquement on découvre des petits trucs, mais pas grand chose, de l'anecdotique quoi... 

L'histoire nous plait parce qu'on voit la difficulté de ce handicap. La souffrance du Duc, l'évolution de son introspection, son travail personnel, sa montée au pouvoir, les raisons pour lesquelles il y est, les conséquences que ce règne engendre, la peur que la monarchie et ses responsabilités peuvent créer aussi. Bref, voilà l'univers que nous traversons dans ce film. 

Le GROS + du film : Colin Firth : 

Gala : Le défi à relever était aussi un défi physique?

 C. F.: Le premier jour du tournage, nous avions cette longue scène à jouer, Geoffrey Rush et moi, celle de la première rencontre entre le futur George VI et son thérapeute, Lionel Logue. Une scène de dix minutes, ce qui est énorme. A la fin de la journée, j’avais des maux de tête épouvantables. Et ces douleurs sont restées. J’ai passé mon temps à prendre de l’aspirine. Bertie était un homme en lutte permanente avec lui-même et cette lutte intérieure, d’une violence extrême, se traduisait par toutes sortes de symptômes physiques. En ce qui me concerne, j’avais des migraines mais aussi des douleurs et des contractures dans les bras. Je n’aurais pas pu incarner le roi à l’écran si je n’avais pas trouvé un moyen de faire moi-même l’expérience de ce combat permanent.

 

A voir, mais attention n'écoutez pas les critiques sur ce film ! Tout le monde pense que c'est magnifique, qu'on en sort bouleversé ... C'est faux. 

Les critiques sont vite satisfaits ces derniers temps, le cinéma n'est pas d'une grande folie depuis quelques mois... On peut les comprendre les journalistes, quand un beau film sort, ils sont tout de suite contents alors que si les sélections étaient  meilleures, Le Discours d'un Roi n'aurait pas été si attendu. 

Allez le voir, on verra si je suis la seule à penser ainsi. 

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