Une heureux évènement vs La Guerre est déclarée

Pour cette rentrée 2012, les mamans sont à l’honneur. Mais les jeunes mamans (Pardon pour les autres, on vous aime quand même).

 

 

pio.jpgRémi Bezançon reprend le roman d’Eliette Abecassis avec talent et avec deux talentueux acteurs. Pio Marmai, oui d’accord il est beau (très très beau) et Louise Bourgoin est belle (très très belle). Ils représentent les jeunes couples, pas mariés, parisiens, la fille fait des études et le garçon a un petit job dans un vidéoclub donc pas trop d’argent mais très amoureux. Tellement amoureux qu’ils veulent un enfant. Ce qui est dit est fait. Louise Bourgoin enceinte est toujours aussi belle les amis. Ce qu’Eliette Abecassis nous démontrait c’était les points négatifs de la grossesse. Les hormones qui déconnent, le gros ventre qui handicape, les restrictions, le sentiment de solitude… Bezançon les reprend correctement. Deuxième étape de la grossesse : l’accouchement. Evidemment, pour rester dans l’opinion, l’accouchement est filmé, et semble HORRIBLEMENT douloureux ! Là où les choses semblent s’améliorer pour cette pauvre maman, c’est quand le bébé est avec elle, ils sont seuls dans leur petit appartement. Cet amour devient attachement. Cet attachement devient possession. La mère ne vit plus que pour son enfant. Elle néglige le père de ce dernier, et là, c’est la guerre.

Jolie réflexion sur la grossesse. Prendre de beaux acteurs pour enjoliver la réalité ? Prendre des acteurs sans enfant était un choix de Bezançon en tout cas.

Le petit + : Josiane Balasko, toujours aussi incroyable, joue le rôle de la mère maternelle, qui a élevé ses deux filles seule et qui en demande encore la reconnaissance. Sauf que sa vulgarité et sa négligence repoussent légèrement les moments doux…

 

De l’autre côté La Guerre est déclarée.

Ayant lu le merveilleux article consacré au film dans Les Cahiers du Cinéma, j’ai eu peur d’aller voir ce film. J’ai versé une petite larme en lisant l’article ! Je me suis dit « Mais comment vais-je réceptionner le film alors ?! ». Pourtant je n’ai vraiment pas la larme facile, mais là, le sujet est plus fort que tout.

Tout le monde en a entendu parler, le film tourne autour de la maladie d’un enfant, dès la naissance et de l’amour battant des parents en parallèle.

Valérie Donzelli raconte sa vie, joue avec son fils et le père de ce dernier.

On les voit se battre contre maladie de leur enfant, on les voit rire, pleurer, s’amuser, se bourrer la gueule, s’inquiéter, se rassurer et surtout s’aimer. Valérie Donzelli voulait montrer que l’amour devait toujours exister.

J’ai toujours beaucoup d’aprioris, je sais, c’est mal.  Dès la première minute je me suis dit « Oh non ça a l’air super mal joué ». Pourquoi ? Toujours ce même problème avec le manque de naturel. Pourtant ils l’ont vécu ! Je me suis dit « Justement ». Bah ouais, c’est comme un mec qui fait une blague, tout le monde rigole, et le lendemain, un spectateur la raconte. C’est plus pareil. La première était vraie, la seconde est indirecte, moins drôle. Bref, de toute façon j’ai vite changé d’avis !

Mon vrai problème au début c’était Jeremie Nakache. Il avait vraiment pas l’air convaincu pendant les 15 premières minutes. Mais ! Je vous invite tous à voir ce film, au moins pour une scène. Lorsque Valérie (Juliette) annonce à Jeremie (Roméo, tiens !) et à sa famille que leur enfant a une réelle maladie grave,  on a le droit à un montage magnifique.

Explications : On voit chaque personnage réagir à la nouvelle, dans un silence monstrueux. C’est là, c’est là que je me suis dit « Bon déconne pas, ils jouent tous très bien ». Et plus particulièrement par Roméo. Je pense que je n’ai jamais été aussi émue par un cri. Honnêtement.

Ce film est dédié à tous les parents qui ont vécu cette situation, ou une expérience similaire et évidemment qui sont capables de la revivre. Parce que oui, on vit leur souffrance, on a l’impression que notre fils est sur le point de mourir. Voilà pourquoi on pleure. Pour tous ceux qui sont comme moi, soit disant trop fort et trop fier pour pleurer pour un film « Ca va je vais pas pleurer, je sais que c’est pas vrai » et bien… Ne vous engagez pas trop vite, vous allez forcémeent verser une petite larme, je ne vous dis pas que vous allez pleurer jusqu’à en sangloter !

Justement, dernier petit point, certaines scènes semblent être présentes pour faire pleurer le spectateur. J’espère que c’est involontaire, mais ça se ressent.declared.jpg

 

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