Pierrick Sorin au Centquatre

Au Centquatre
Paris 18e
Du 19 janvier au 24 mars 2011
Entrée libre

Ce mec est fou. Comment décrire son travail ? Second degré, dérangé, avant-gardiste.

"Le crachat comme acte esthétique" - On le voit filmé en gros plan cracher des substances colorées et étranges sur l'objectif.

"Pierrick et Jean-Loup" - Il reçoit chez lui son ami d'enfance, ils n'ont tellement rien à faire qu'ils font n'importe quoi et se filment faisant n'importe quoi. Commentaires en voix off, vidéo en accéléré, coloris vieilli.

"C'est mignon tout ça" - Il se filme se touchant l'anus et aime regarder en direct relié à sa télé sa main se faufilant entre ses jambes.

"Nantes, projets d'artistes" - C'est excellent. Entièrement simulé, Nantes est investie par des artistes européens pour un projet avant-gardiste. L'artiste incarne à tour de rôle une allemande, un grec, un anglais, etc. On croirait presque que ce projet a réellement été mis en place. Une goutte d'eau format XXL qui se forme et se déforme à 10 mètres au dessus de nos têtes, des hologrammes d'humains dansant qui apparaissent entre les gargouilles du Palais, un arc-en-ciel hologramme qui n'apparaît que lorsque les habitants de la ville sont heureux. Mesure du bonheur des habitants : fréquences téléphoniques dans le ton de la voix.
Un documentaire des années 90 charmant et inventif.

Ma ballade au Centquatre ce jour là n'aura pas servi à rien. À venir : une critique acerbe de l'utilisation de ce lieu aux possibilités multiples.

Anaïs.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site